تقجوت من دار الشعب "لم نطلب الكثير لكن رئيس الجمهورية أعطانا الكثير.."
أخبار
2026-05-02

L’option du tout sécuritaire et de la guerre pour sortir le Mali de sa crise a lamentablement échoué. Les événements dramatiques qui ont secoué ce pays frère et voisin ces derniers jours en apportent la preuve la plus accablante.
Le colonel Assimi Goïta, chef de la junte militaire qui a pris le pouvoir par la force en promettant monts et merveilles aux Maliens – et surtout le retour de la sécurité –, a aujourd’hui perdu le contrôle d’une partie significative du territoire. Kidal, ville symbole du Nord, est retombée aux mains des rebelles du Front de Libération de l’Azawad (FLA), dans une offensive coordonnée avec les djihadistes du JNIM liés à Al-Qaïda.
Pire encore : même les mercenaires russes de l’Africa Corps ont été obligés de négocier leur retrait humiliant avec les nordistes. Des images qui en disent long sur l’échec cuisant du fameux « parapluie russe » que la junte a choisi après avoir chassé Barkhane et la Minusma.
Assimi Goïta, par son orgueil démesuré et son incompétence stratégique, a conduit le Mali dans une impasse sanglante, transformant un pays déjà fragile en champ de ruines où même son ministre de la Défense n’est plus en sécurité.
Aujourd’hui, le chef de la junte n’a plus vraiment le choix : soit il sort par la grande porte en admettant publiquement l’échec de son aventure militaire et en ouvrant enfin la voie à une solution politique et inclusive, soit il s’entête dans cette folle course en avant jusqu’à ce que mort s’ensuive – au risque d’entraîner tout le Mali dans le chaos.
La preuve supplémentaire de cette fragilité extrême ? La perte de son homme fort, le général Sadio Camara, ministre de la Défense et pilier du régime, tué avec des membres de sa famille dans une attaque terroriste en plein cœur de Kati, la ville-caserne symbole de la junte près de Bamako.
Cette crise révèle aussi les limites dangereuses de l’Alliance des États du Sahel (AES). Malgré les communiqués de solidarité, le Burkina Faso et le Niger n’ont apporté aucune assistance militaire concrète. L’AES apparaît de plus en plus comme une coquille vide, et le risque de contagion est réel : une déstabilisation en cascade qui pourrait affaiblir toute la région.
Face à cette situation explosive, l’Algérie a réaffirmé avec clarté sa position : nous sommes pour un Mali unifié, pacifié et stable, car personne ne peut se réjouir de la déstabilisation d’un pays frère avec lequel nous partageons plus de 1 400 km de frontières communes. Si le Mali s’enfonce davantage dans le chaos, le terrorisme risque de déborder directement sur notre territoire, menaçant la sécurité de nos régions frontalières du Sud.
Alger a toujours plaidé pour une solution politique durable, fondée sur le dialogue inclusif et le respect de l’intégrité territoriale malienne. Le peuple malien mérite mieux que cette spirale de violence et d’orgueil militaire. La géographie, l’histoire et les fractures profondes du Mali exigent intelligence et réconciliation nationale – pas seulement des kalachnikovs et des conseillers étrangers.
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