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أخبار
2026-06-27

Par Lamine Chikhi
Sahel: la France sort par la petite porte diplomatique. L’Algérie y entre par la grande porte de l’électricité, du bitume et de l’aide humanitaire.
Le 26 juin 2026, le Burkina Faso a signé l’acte de décès diplomatique avec Paris. Motif : « ingérence », « néocolonialisme », « soutien aux terroristes ».
Ce n’est pas vraiment une surprise, mais une conséquence. Rappel: la France est chassée du Mali en 2023, du Niger en 2023. Et du Burkina Faso en 2026. Trois pays. Zéro ambassade. Zéro soldat. Zéro influence. C’est cela le bilan d’une décennie de doctrine sécuritaire française au Sahel. Échec et mat.
Paris a mis tout ses oeufs dans un seul panier: celui des drones, de la présence militaire et des accords sécuritaires. Une approche militaire qui finalement a accéléré son expulsion de la région.
L’Algérie ne fait pas la guerre. Elle fait du développement socio économique et de l’aide humanitaire aux populations démunies.
Pendant que la France envoyait des soldats, Alger a envoyé des câbles électriques, du gasoil, du bitume, des médecins et des ingénieurs. Et de l’aide humanitaire aux pays du Sahel et au delà.
Pas de discours. Pas de conditionnalités. Juste du concret : Sonelgaz pour installer des stations d’électricité. La transsaharienne pour désenclaver le Sahel vers Alger pas vers Paris. Et déjà les premiers résultats: Le Niger s’est rapproché. Le Burkina regarde avec beaucoup d’intérêt. Le Mali observe.
L’AES a compris : avec Alger, on négocie d’égal à égal. Avec Paris, on subit.

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