بجاية: حجز وإتلاف أكثر من 65 قنطار من اللحوم الفاسدة بأقبو
أخبار
2026-05-25

Abdelkader Mahi
Journaliste
Le Maroc est en train de suffoquer sous le poids de la guerre au Proche-Orient. Les signaux d’alerte s’allument les uns après les autres.
Royal Air Maroc a été forcée de suspendre brutalement une douzaine de lignes aériennes à cause de la flambée incontrôlable du prix du kérosène. Vols annulés vers Bangui, Kinshasa, Douala, Yaoundé, Libreville, mais aussi vers Malaga, Barcelone, Lyon, Bordeaux, Marseille et Bruxelles. La compagnie marocaine n’a plus les moyens de maintenir ces vols : le carburant coûte trop cher.
Dans le même temps, les importations de gaz naturel en provenance d’Espagne via le gazoduc sont devenues chaotiques, avec des baisses fortes et des interruptions répétées ces derniers mois. Le Maroc, qui dépend de plus en plus de ce fournisseur, se retrouve exposé et vulnérable.
Pour les citoyens, c’est une catastrophe de plus qui touche le portefeuille : carburants qui explosent, factures d’électricité et de transport qui s’envolent, prix de l’alimentation qui grimpent. Le pouvoir d’achat fond à vue d’œil.
Dans ce climat à risque, la probabilité d’une explosion sociale bien réelle. La frustration monte, la colère gronde. Les Marocains, fatigués des hausses répétées du coût de la vie, pourraient ne plus accepter longtemps cette pression insoutenable.
Et pour couronner le tout, une normalisation avec Israël qui ne passe pas et une invisibilité prolongée du Roi Mohammed 6 qui renforce le sentiment d’incertitude et d’inquiétude dans tout le pays.
Ce n’est plus une simple crise énergétique : c’est une bombe à retardement qui menace la stabilité du royaume. La grogne peut se transformer en un véritable tsunami social.
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