وصول شحنة جديدة من الأغنام المستوردة إلى ميناء الجزائر
أخبار
2026-03-28

رأي من الحراك
2026-03-28
Abed Charef
Le baril de Brent a bouclé la semaine en apothéose. Samedi, un mois exactement après le début de la guerre contre l’Iran, le Brent a terminé au-dessus de 114 dollars, affichant 114,57 dollars en clôture, après des pics ayant frôlé les 120 dollars. Ce niveau de prix est à comparer avec celui de 65 dollars le baril avant le début de la guerre, soit une augmentation de près de 70 pour cent.
Mais au-delà des implications économiques elles-mêmes, le prix du baril est devenu un indicateur essentiel de la confiance que peuvent accorder les décideurs économiques à la parole du président américain Donald Trump, et à sa capacité à maîtriser puis à gagner la guerre.
L’escalade des prix a commencé dès le lendemain de l’agression américano-israélienne du 28 février 2026, en raison des incertitudes que fait planer la guerre sur l’approvisionnement en hydrocarbures. L’Agence Internationale de l’Énergie a tenté de donner un coup de pouce au président Trump, en annonçant une série de mesures, comme la mobilisation de 100 millions de barils prélevés sur les stocks stratégiques. C’est visiblement insuffisamment pour combler le déficit.
Détroit d’Ormuz, menaces, ultimatums
Mais c’est l’annonce de la fermeture du détroit d’Ormuz par l’Iran qui a accéléré le mouvement de hausse. Un vent de panique s’est emparé des marchés, obligeant le président Trump à intervenir pour tenter de rassurer les marchés. Dans une démarche étonnante, il a même affirmé autoriser l’Iran à vendre son pétrole pour éviter une hausse des prix trop importante.
Le président Trump a ensuite eu recours aux menaces, avec promesse de détruire les installations électriques de l’Iran et de soumettre ce pays à un «feu de l’enfer» si le détroit d’Ormuz n’était pas ouvert à la navigation dans les quarante huit heures. Mais le président américain a rapidement rallongé l’ultimatum qu’il avait fixé, ce qui lui ôtait toute crédibilité. De fait, les déclarations chaotiques du chef de la Maison Blanche ont totalement détruit sa parole, qui a perdu toute force et tout crédit.
Une parole américaine abîmée
Pendant que M. Trump multipliait les déclarations, le monde s’intéressait moins au contenu de ce qu’il disait qu’à ses contradictions et ses incohérences. La séquence sur l’annonce de négociations avec l’Iran a confirmé cette tendance. Donald Trump voulait visiblement influer sur le prix du pétrole, avec en arrière-plan les risques d‘inflation et de récession, qui préoccupent plus les dirigeants occidentaux que les morts et les destructions provoquées par la guerre. C’est ainsi que les marchés l’ont compris, des marchés qui accordent désormais plus de confiance à la parole iranienne.
L’Iran prend la main
A mesure que Donald Trump soufflait le chaud et le froid, le prix du Brent plongeait dans une instabilité remarquable, avec des écarts de plus de dix dollars dans la même journée. Ainsi, quand la Maison Blanche a annoncé des négociations avec l’Iran, le 25 mars, cela a eu un effet immédiat, avec une plongée des prix. Le démenti iranien a provoqué une nouvelle fièvre, qui a débouché sur le pic de samedi 27 mars.
Élément encore plus décisif, c’est désormais l’Iran qui détient désormais la carte pétrole, grâce au contrôle du détroit d’Ormuz: Téhéran a décidé que seuls les navires amis pourraient désormais emprunter ce passage, l’interdisant à ceux des pays hostiles.
La partie américaine a beau menacer de prendre l’île iranienne de Kharg, principal hub pétrolier iranien, de lancer une invasion de l’Iran, de mobiliser 10.000 hommes supplémentaires, c’est vers l’Iran que se tournent désormais les regards. C’est Téhéran qui fixe de fait le prix du baril, en décidant combien de pétrole va transiter par le détroit d’Ormuz, lequel voit transiter en temps normal 20 pour cent des exportations mondiales de pétrole, sans oublier le GNL et les produits dérivés des hydrocarbures.
Ceci marque un étonnant retournement de situation. Alors que, traditionnellement, les experts tentent de deviner quel impact la guerre va avoir sur le prix du baril, ils se tournent désormais vers le prix du baril pour tenter de comprendre comment le conflit peut évoluer. C’est une perte de repères très importante, dont la cause principale est la perte de crédibilité de la parole américaine.
أخبار
2026-03-28
أخبار
2026-03-28
أخبار
2026-03-28
أخبار
2026-03-28
أخبار
2026-03-28
أخبار
2026-03-28