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أخبار
2026-03-28

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2026-03-28
Redha Benyamina
Ingénieur
Il y a quelques années, on nous expliquait que l'Algérie ne pourrait jamais se passer des chaînes d'approvisionnement mondiales pour soigner ses enfants. Que produire localement était un rêve trop coûteux, trop complexe, trop ambitieux.
Nous leur avons donné tort.
En un temps record, nous avons brisé la dépendance. Aujourd'hui, plus de 80 % des médicaments consommés par les Algériens sortent d'usines algériennes, portés par des mains algériennes, nourris par une volonté algérienne. Ce n'est pas une statistique. C'est une fierté nationale. C'est la preuve que lorsque nous décidons de reprendre notre destin en main, rien ne nous arrête.
Alors pourquoi nous arrêterions-nous en si bon chemin ?
Aujourd'hui, un nouveau champ de bataille s'ouvre. Il est silencieux, invisible, mais mille fois plus stratégique que le précédent. Il s'appelle la donnée.
Certes, nos données sont hébergées en Algérie. C'est une première victoire, et elle est réelle. Mais soyons lucides : héberger n'est pas maîtriser. Car ce sont encore des technologies étrangères qui les traitent, des opérateurs extérieurs qui les gèrent, des algorithmes conçus ailleurs qui décident parfois de leur sort. C'est comme si nous fabriquions nos médicaments… mais que les laboratoires, les principes actifs et les brevets restaient sous contrôle étranger.
Dans le secteur pharmaceutique, nous n'avons pas accepté cette demi-mesure. Nous avons bâti une industrie complète, de l'usine à la recherche, du local à l'excellence. Pourquoi accepterions-nous moins pour nos données ?
La donnée est aujourd'hui ce que le pétrole était hier et ce que le médicament est devenu : une ressource stratégique vitale. Elle alimente nos usines, nos hôpitaux, nos banques, nos infrastructures critiques. Celui qui contrôle les technologies qui manipulent nos données tient entre ses mains les leviers de notre économie et les clés de notre sécurité.
Les grandes puissances l'ont compris depuis longtemps. Les États-Unis, la Chine, l'Union européenne investissent des milliards dans leurs clouds souverains, dans leurs technologies de traitement, dans leur intelligence artificielle nationale. Parce qu'ils savent une vérité fondamentale : un adversaire n'a pas besoin de bombes quand il contrôle les technologies qui font tourner votre pays.
L'Algérie, elle, n'est pas démunie. Nous avons des ingénieurs brillants. Nous avons des entreprises locales qui montent en puissance. Nous avons une expérience industrielle forgée dans le feu de la reconquête pharmaceutique. Nous avons tout ce qu'il faut pour accomplir la même prouesse dans le numérique.
Le cap est clair. Comme pour les médicaments, nous devons nous fixer un objectif ambitieux : porter à plus de 80 % la maîtrise nationale de notre chaîne numérique. Non plus seulement l'hébergement, mais le stockage, le traitement, l'analytique, l'intelligence artificielle. Portés par des entreprises algériennes. Alimentés par des technologies algériennes. Décidés par des choix algériens.
Ce n'est pas un luxe. C'est une nécessité pour un pays qui refuse de confier son avenir à d'autres.
Ce sera aussi une source de valeur : des emplois qualifiés qui restent chez nous, des centres de décision installés sur notre sol, un écosystème technologique durable qui attire au lieu de dépendre.
L'Algérie a écrit une page magnifique avec le médicament. Il est temps d'écrire la suivante. La même fierté. La même combativité. Le même destin, cette fois numérique, entièrement entre nos mains.
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